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Quand la pratique mène à l’action!

10 Jan

Le 20 décembre 2012, à l’école secondaire St-Luc, beaucoup de choses se préparaient dans les couloirs de l’école. Une pièce de théâtre s’achevait, des décorations de noël apparaissaient, et un certain vrombissement devenait de plus en plus fort…

Un vrombissement dites-vous??? Des tams-tams plutôt! Un certain médiateur du civisme battait le tempo à l’arrivée de ses camarades, d’abord dans la cafétéria achalandée, préparant ainsi leur entrée pour un slam sur la cyber-intimidation qui serait très apprécié.

Les médiateurs du civisme en pleine performance de slam dans la cafétéria

Les médiateurs du civisme en pleine performance de slam dans la cafétéria

Le dernier refrain, « TRISTE, TRISTE, TRISTE! » achevé, le petit groupe s’est remis en marche, pour une deuxième, puis une troisième performance dans les couloirs les plus occupés de l’école.

TRISTE!

TRISTE!

Leur performance de slam, mettant en vedette un texte de Janet, un beat de Fabrice et un tam-tam de Loïc, laisse présager un engagement fervent des médiateurs de Saint-Luc, pour combattre toutes formes d’intimidation et de manque de civisme dans leur école et leur communauté qui s’achèvera en avril, avec la semaine du civisme. Mais, nous n’en doutons pas, leur engagement citoyen continuera bien au delà!

one of the spoken word texts written

Le texte 

Go les médiateurs :-)

Go les médiateurs 🙂

 

3, 2, 1…. ACTION!

12 Déc

Les médiateurs du civisme de l’école St-Luc se sont réunis pour la cinquième fois afin de continuer de concevoir et pratiquer leur projet d’intervention. Nous n’allons pas dévoiler leur plan pour la semaine du civisme (en grande partie parce que celui-ci est toujours « en chantier! »), mais cette semaines, les jeunes ont réalisé une grande quantité de matériel qui sera utilisé pour leur campagne de sensibilisation.

Farah et Daniella, nos deux fabuleuses intervenantes, ont commencé l’atelier par un exercice d’écriture: individuellement, tout le monde devait écrire cinq verbes reliés à ce qu’ils/elles espéreraient voir dans une ville/communauté sans violence.

tout le monde est concentré...

tout le monde est concentré…

Tout de suite, Farah a enchainé en demandant à tous de se lever et de jouer le sentiment de gène. De manière exagérée, de manière réelle, et de manière subtile.

Être gêné ça ressemble à ça...

Être gêné ça ressemble à ça…

Après être gêné, les élèves ont joué l’agressivité.

Personne ne s’attendait, donc, que les consignes suivantes allaient être de retourner s’assoir et d’écrire 5 verbes en relation avec la violence. Qu’est-ce que la violence, pour vous, en cinq mots?

Aussitôt le crayon posé, les élèves ont du se remettre en mode « actor’s studio ». Farah a demandé à deux élèves de jouer une scène d’intimidation, avec « l’agresseur et l’agressé », et au reste des médiateurs de se ranger d’un côté ou de l’autre, et de jouer à leur tour la foule qui encourage, ou la foule qui essai d’intervenir, mais sans utiliser de paroles, juste leurs corps dans l’espace.

Et... coupez!

Et… coupez!

Nous avons ensuite fait une pause pour parler en groupe des thèmes qui avaient été soulevés lors des quatre précédents ateliers afin de choisir ceux dont la majorité désirait parler, ou explorer, dans cet atelier et ceux à venir, et à illustrer dans leur intervention de sensibilisation auprès d’autres jeunes et de leur communauté.

– La sécurité dans l’école

– Le profilage des jeunes

– Ne pas pouvoir profiter de la ville sans argent!

– L’homophobie

– La cyber-intimidation

– Différences socio-économiques

– Relations amoureuses sans violence

– L’entretien de son environnement (école, quartier, etc.)

– Mixité culturelle

– Inclusion

– Profilage racial.

Après un vote, les médiateurs se sont entendus sur la sécurité dans l’école, le profilage des jeunes, l’homophobie, la cyber-intimidation et l’entretien de son environnement.

Sur ce, vous avez deviné! On est repassé à l’action 🙂 Et une autre fois, les jeunes ont joué le camp de l’agresseur contre celui de la personne intimidée, mais en mode super ralenti pour rendre la scène plus visible et évocatrice. Deux jeunes ont joué le rôle de directeurs, en donnant des conseils à leurs camarades afin d’ajouter du réalisme: c’est à dire, pas comment on aimerait dans un monde idéal que ce genre d’incident se passe, mais comment ça se déroule vraiment.

Les acteurs en train de recevoir leur feedback

Les acteurs en train de recevoir leur feedback

En effet, au début, autant de personnes se rangeaient du côté de la personne intimidée, et la défendait. Puis, finalement, tout le monde était d’accord pour dire que dans la vraie vie, c’est rarement comme ça que ça se passe… Il n’y a pas grand monde dans le camp de la « victime », et il est rare que quelqu’un intervienne carrément en sa faveur…

De plus, il fallait rajouter un contexte. Mimer des insultes, mimer le malentendu, la souffrance. Car rarement une bataille arrive hors de nulle part! Ce n’était pas un exercice facile.. Mais les élèves ont eu l’air de bien s’amuser dans leur rôle d’acteurs, malgré le sujet délicat et sensible!

Ça part en live!

Ça part en live!

Finalement, pour la dernière partie de l’atelier, tout le monde est retourné à son stylo pour écrire 15 mots reliés à un des 4 thèmes choisis: 5 mots qui caractérisent ce thème, 5 mots pour décrire les sensations ressenties par quelqu’un qui vivrait cette situation, et 5 mots pour décrire comment remédier à la solution.

Un des textes de "slam" ayant résulté de l'exercice

Un des textes de « slam » ayant résulté de l’exercice

Après, Farah a demandé aux jeunes de se rappeler d’un beat crée par un des médiateurs lors du précédent atelier où nous avions fait des exercices de rythme, et sur ce beat, une ou un volontaire devait lire, en mode slam, ses 15 mots, entrecoupés par le mot le plus fort selon son auteur.

Avec leurs mots, leur texte, et leur beat, les jeunes ont monté une intervention vraiment touchante…Le résultat était un montage qui venait vraiment du fond du coeur, sur des thèmes importants à leurs yeux, avec leur touche et leur personnalité. Et on ne peut que dire qu’on a vraiment, vraiment hâte de continuer à explorer ces thèmes avec eux!!

Yeah!

Yeah!