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3, 2, 1… AND ACTION!

13 Déc

The mediators for civic responsibility at St-Luc high school got together for the 5th time to continue working on and practicing their intervention project.  We won’t be divulging their plan for the week of civic responsibility happening in April (in big part due to the fact that it is still in its conception phase!) but this week, the participants have already produced a good quantity of material that will be used for their sensitization campaign.

Farah and Daniella, our two fabulous performing arts animators, began the workshop with a writing workshop. Individually, everyone had to write five verbs related to what they dreamed of when they thought of a city with no violence.

so cencentrated...

so cencentrated…

Right away, Farah asked the group to go straight from writing to getting up to act out the feeling of being « shy », whether exaggerated or in a subtle manner.

Here is what shyness looks like...

Here is what shyness looks like…

After playing shy, the students played out being aggressive.

No one was expecting the next task to be going back to their desks and writing down 5 verbs relating to violence. How do you caracterize violence in 5 words??

Pens down, all students got up and got back into « actor’s studio » action, when Farah asked two students to play the bully and the victim. The rest of the mediators had to side with one or the other, and play either the crowd that eggs on, or the crowd who intervenes, but without using words, just their bodies in space.

And... Cut!

And… Cut!

We took a break from the acting to talk about the themes that had been spoken about in preceding workshops, to choose the ones the majority of students wanted to address, talk about, or explore in this workshop and the next ones, to illustrate in their intervention which will raise awareness with other youth and in their communities.

– Safety in school

– Youth profiling

– Being a youth with no money to do activities

– Homophobia

– Cyber-bullying

– Socio-economic differences

– Heathy relationships

– The maintenance of one’s environment (school, neighbourhood, etc).

– Cultural mixity

– Inclusion

– Racial profiling

After voting, the mediators on school safety, youth profiling, homophobia, cyber-intimidation, and the maintenance of one’s environment.

On that note, you guessed it ! We went back to acting 🙂 and once again, the youth played the role of bully and victim, but in super slow mode, to give the scene better visibility, and for it to convey more information. Two youths played Directors, giving feedback to  their friends to make the scene more realistic: not how this kind of thing happens in an ideal world, but how it really happens.

The actors get feedback

The actors get feedback

 

Indeed, at the beginning, as many people were siding with the victim and they were defending that person. In the end, however, everyone agreed that it wouldn’t happen this way. Not that many people side with the person being bullied, and it is rare for someone, anyone, to actually intervene in that person’s favour.

Furthermore, there had to be a context. They had to mime insults, mime misunderstandings, and suffering. It is rarely the case that a fight happens out of nowhere! It was not an easy exercise. But the students had fun acting in spite of the delicate subject matter!

And all goes out the window! (acting that is!)

And all goes out the window! (acting that is!)

Finally, for the last part of the workshop, everyone went back to their paper and wrote 15 new words linked to the four chosen themes: 5 words to describe the theme, 5 words to describe the feelings experienced by someone in the situation, and 5 words to describe a solution.

one of the spoken word texts written

one of the spoken word texts written

After, Farah asked the participants to recall the beat that one of them had created in the preceding workshop,  and on that beat performed by everyone, one volunteer would read out their words as a spoken word, taking inspiration from a gospel pastor. The 15 words would be divided by the chorus, which would be the strongest word in the eyes of the writer.

With their words, their text and their beat, the kids came up with a really moving intervention. The resulting montage really came from their heart, on themes that are important to them, and it reflects their personalities. All we cans ay at this point is, we can’t wait to keep working with them on this project!

Yeah!

Yeah!

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3, 2, 1…. ACTION!

12 Déc

Les médiateurs du civisme de l’école St-Luc se sont réunis pour la cinquième fois afin de continuer de concevoir et pratiquer leur projet d’intervention. Nous n’allons pas dévoiler leur plan pour la semaine du civisme (en grande partie parce que celui-ci est toujours « en chantier! »), mais cette semaines, les jeunes ont réalisé une grande quantité de matériel qui sera utilisé pour leur campagne de sensibilisation.

Farah et Daniella, nos deux fabuleuses intervenantes, ont commencé l’atelier par un exercice d’écriture: individuellement, tout le monde devait écrire cinq verbes reliés à ce qu’ils/elles espéreraient voir dans une ville/communauté sans violence.

tout le monde est concentré...

tout le monde est concentré…

Tout de suite, Farah a enchainé en demandant à tous de se lever et de jouer le sentiment de gène. De manière exagérée, de manière réelle, et de manière subtile.

Être gêné ça ressemble à ça...

Être gêné ça ressemble à ça…

Après être gêné, les élèves ont joué l’agressivité.

Personne ne s’attendait, donc, que les consignes suivantes allaient être de retourner s’assoir et d’écrire 5 verbes en relation avec la violence. Qu’est-ce que la violence, pour vous, en cinq mots?

Aussitôt le crayon posé, les élèves ont du se remettre en mode « actor’s studio ». Farah a demandé à deux élèves de jouer une scène d’intimidation, avec « l’agresseur et l’agressé », et au reste des médiateurs de se ranger d’un côté ou de l’autre, et de jouer à leur tour la foule qui encourage, ou la foule qui essai d’intervenir, mais sans utiliser de paroles, juste leurs corps dans l’espace.

Et... coupez!

Et… coupez!

Nous avons ensuite fait une pause pour parler en groupe des thèmes qui avaient été soulevés lors des quatre précédents ateliers afin de choisir ceux dont la majorité désirait parler, ou explorer, dans cet atelier et ceux à venir, et à illustrer dans leur intervention de sensibilisation auprès d’autres jeunes et de leur communauté.

– La sécurité dans l’école

– Le profilage des jeunes

– Ne pas pouvoir profiter de la ville sans argent!

– L’homophobie

– La cyber-intimidation

– Différences socio-économiques

– Relations amoureuses sans violence

– L’entretien de son environnement (école, quartier, etc.)

– Mixité culturelle

– Inclusion

– Profilage racial.

Après un vote, les médiateurs se sont entendus sur la sécurité dans l’école, le profilage des jeunes, l’homophobie, la cyber-intimidation et l’entretien de son environnement.

Sur ce, vous avez deviné! On est repassé à l’action 🙂 Et une autre fois, les jeunes ont joué le camp de l’agresseur contre celui de la personne intimidée, mais en mode super ralenti pour rendre la scène plus visible et évocatrice. Deux jeunes ont joué le rôle de directeurs, en donnant des conseils à leurs camarades afin d’ajouter du réalisme: c’est à dire, pas comment on aimerait dans un monde idéal que ce genre d’incident se passe, mais comment ça se déroule vraiment.

Les acteurs en train de recevoir leur feedback

Les acteurs en train de recevoir leur feedback

En effet, au début, autant de personnes se rangeaient du côté de la personne intimidée, et la défendait. Puis, finalement, tout le monde était d’accord pour dire que dans la vraie vie, c’est rarement comme ça que ça se passe… Il n’y a pas grand monde dans le camp de la « victime », et il est rare que quelqu’un intervienne carrément en sa faveur…

De plus, il fallait rajouter un contexte. Mimer des insultes, mimer le malentendu, la souffrance. Car rarement une bataille arrive hors de nulle part! Ce n’était pas un exercice facile.. Mais les élèves ont eu l’air de bien s’amuser dans leur rôle d’acteurs, malgré le sujet délicat et sensible!

Ça part en live!

Ça part en live!

Finalement, pour la dernière partie de l’atelier, tout le monde est retourné à son stylo pour écrire 15 mots reliés à un des 4 thèmes choisis: 5 mots qui caractérisent ce thème, 5 mots pour décrire les sensations ressenties par quelqu’un qui vivrait cette situation, et 5 mots pour décrire comment remédier à la solution.

Un des textes de "slam" ayant résulté de l'exercice

Un des textes de « slam » ayant résulté de l’exercice

Après, Farah a demandé aux jeunes de se rappeler d’un beat crée par un des médiateurs lors du précédent atelier où nous avions fait des exercices de rythme, et sur ce beat, une ou un volontaire devait lire, en mode slam, ses 15 mots, entrecoupés par le mot le plus fort selon son auteur.

Avec leurs mots, leur texte, et leur beat, les jeunes ont monté une intervention vraiment touchante…Le résultat était un montage qui venait vraiment du fond du coeur, sur des thèmes importants à leurs yeux, avec leur touche et leur personnalité. Et on ne peut que dire qu’on a vraiment, vraiment hâte de continuer à explorer ces thèmes avec eux!!

Yeah!

Yeah!

Les médiateurs du civisme

10 Déc

Nous avons fait la connaissance des médiateurs du civisme à l’École secondaire St-Luc en octobre 2012. Ce groupe de 15 filles et garçons ont été recrutés par leur (admirable et passionnée!) prof d’éthique pour assurer le respect du civisme et de comportements conviviaux à l’école sur l’heure du lunch et les récréation.

Dans le cadre de leur rôle de médiateurs, ces derniers ont a réaliser un projet en lien avec le civisme afin de sensibiliser le reste de l’école à une ou des problématiques importantes à leurs yeux en relation avec la sécurité et l’inclusion de toutes et tous dans l’école et le quartier, tout en respectant l’ensemble de la communauté.

Les médiateurs en plein exercice de cartographie sociale, pendant lequel tout le monde a dessiné une carte subjective de son quartier avec tous les lieux importants à leurs yeux, les trajets qu'ils empruntent quotidiennement et ce qu'ils n'aiment pas ou voudraient changer.

Les médiateurs en plein exercice de cartographie sociale, pendant lequel tout le monde a dessiné une carte subjective de son quartier avec tous les lieux importants à leurs yeux, les trajets qu’ils empruntent quotidiennement et ce qu’ils n’aiment pas ou voudraient changer.

C’est dans ce contexte que nous sommes venus leur proposer de participer à Bien dans ma ville! Ça tombait pas mal à pique… Nous étions à la recherche d’un nouveau groupe pour la dernière année du projet, et nous avions des ateliers et des ressources à leur offrir pour identifier les problématiques existant dans leur quartier et école par rapport à la sécurité et l’inclusion, et d’explorer avec eux les différences entre la perception de sécurité des filles et des garçons, des problématiques différentes (ou pas!) auxquelles les deux font face, et comment cela peut affecter leur manière de participer dans leurs communautés.

les participants jouent au jeu "dessine moi un principe de sécurité"

les participants jouent au jeu « dessine moi un principe de sécurité », inspiré du jeu « dessine moi un droit » d’Equitas

Photo prise par le groupe des garçons lors de la marche exploratoire que l'on a réalisé autour de l'école. Nous avons séparé les gars des filles pour voir si leurs observations seraient différentes.

Photo prise par le groupe des garçons lors de la marche exploratoire que l’on a réalisé autour de l’école. Nous avons séparé les gars des filles pour voir si leurs observations seraient différentes.

Photo prise par le groupe des filles. Comme les gars, elles ont surtout pris note des problèmes d'entretiens qui donnent mauvaise allure au quartier

Photo prise par le groupe des filles. Comme les gars, elles ont surtout pris note des problèmes d’entretiens qui donnent mauvaise allure au quartier

Les médiateurs ont participé à des ateliers de cartographie sociale individuels et en groupe, à une marche exploratoire, une formation en animation et leadership avec L.O.V.E, et au jour d’aujourd’hui, nous sommes en train de conceptualiser leur projet d’intervention auprès de leurs camarades, avec l’aide de Farah Fancy, une artiste chorégraphe / artiste de scène / de mouvement therapy (rien que ça!) qui travaille avec le collectif Julio Hong.

Variation de la course à trois pieds (!), ou comment travailler en équipe sans se blesser!

Variation de la course à trois pieds (!), ou comment travailler en équipe sans se blesser!

FUN!

FUN!

Un groupe travaillant sur leur carte collective du quartier, qui consiste en un collage artistique de choses qu'on aime et qu'on aime pas, de choses qu'on aimerait changer...

Un groupe travaillant sur leur carte collective du quartier, qui consiste en un collage artistique de choses qu’on aime et qu’on aime pas, de choses qu’on aimerait changer…

Le projet de cartographie du deuxième groupe, ayant opté pour un collage de photos avec dessins

Le projet de cartographie du deuxième groupe, ayant opté pour un collage de photos avec dessins

En bref… Nous sommes juste trop heureuses de travailler avec les médiateurs 🙂

À SUIVRE